L’Algérie Accélère Sa Transformation Numérique

L’Algérie Accélère Sa Transformation Numérique

L’année 2025 a marqué une étape décisive pour l’Algérie, qui s’est engagée de manière irrévocable dans un processus de transformation numérique globale et systémique, une initiative politique fondamentale impulsée au plus haut niveau de l’État. Loin de se limiter à une simple mise à jour technologique, cette démarche représente une orientation stratégique majeure, menée en application directe des instructions fermes du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune. Il a érigé la numérisation en pilier essentiel de sa politique de modernisation de l’administration et de la société. L’objectif central de cette vaste entreprise est de parachever la généralisation du numérique à l’ensemble des secteurs du pays. Cette transition vise à consacrer la transparence dans la gestion des affaires publiques, à améliorer de manière significative l’efficacité administrative et, surtout, à lutter activement contre les fléaux de la bureaucratie et de la corruption qui entravent le développement national.

Une Volonté Politique Inébranlable Comme Moteur du Changement

La réussite de cette transition ambitieuse repose avant tout sur une impulsion politique sans équivoque, qualifiée de « nécessité incontournable » par le chef de l’État lui-même, qui a clairement exprimé que l’intégration de tous les secteurs n’était « pas une option » . Cette posture ferme, rejetant catégoriquement tout retard ou prétexte, constitue le principal moteur garantissant la mise en œuvre effective de la transformation sur le terrain. Cette détermination est corroborée par Mme Meriem Benmouloud, la Haute-commissaire à la numérisation, qui a souligné « l’extrême importance » que le président accorde personnellement à ce dossier, assurant un suivi constant et méticuleux de son avancement. Cette forte volonté politique est donc présentée non pas comme une simple déclaration d’intention, mais comme une véritable force motrice destinée à surmonter les résistances au changement et à aligner toutes les institutions de l’État vers un objectif commun de modernisation et d’efficience.

Un des objectifs fondamentaux de cette démarche est de positionner le numérique comme un outil stratégique pour renforcer la transparence et combattre efficacement la corruption. La numérisation est envisagée comme le moyen de tracer les procédures administratives, de limiter les interactions humaines susceptibles de générer des pratiques illicites et d’offrir une visibilité accrue sur la gestion des deniers publics. Cet engagement s’est matérialisé par des actions concrètes et symboliques, à l’image de la signature d’une convention de coopération entre le Haut-commissariat à la numérisation et la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption (HATPLC). Cette alliance vise à renforcer mutuellement les capacités des deux institutions, en intégrant des mécanismes de contrôle et de surveillance numériques au cœur des processus administratifs, transformant ainsi la lutte contre la corruption d’une approche réactive à une stratégie proactive et intégrée dans l’architecture même de l’État numérique.

Une Stratégie Nationale Structurée et des Actions Concrètes

Pour que cette ambition ne reste pas à l’état de simple vœu, une feuille de route claire et structurée a été définie. Le Haut-commissariat à la numérisation a ainsi dévoilé la Stratégie Nationale de la Transformation Numérique, dont l’horizon est fixé à 2030. Ce document de référence sert de cadre pour orienter et coordonner toutes les actions entreprises. La stratégie s’articule autour de cinq axes fondamentaux et complémentaires : le développement des infrastructures de base pour assurer une connectivité fiable sur tout le territoire, le renforcement du capital humain par la formation aux compétences numériques, la mise en place d’une gouvernance numérique efficace pour piloter la transition, la création d’un écosystème propice à l’émergence d’une économie numérique et, enfin, l’édification d’une société numérique inclusive. Cette stratégie est elle-même consolidée par deux piliers transversaux essentiels : un cadre juridique et réglementaire adapté, avec un projet de loi sur la numérisation, et une politique de cybersécurité robuste pour protéger les données et les infrastructures critiques, un enjeu de souveraineté nationale.

La mise en œuvre de cette stratégie se traduit par des projets tangibles au cœur de l’appareil d’État, avec notamment la création d’un système national d’information intégré. Ce dernier est composé de trois éléments centraux : une base de données nationale pour centraliser et fiabiliser les informations, un système national d’interopérabilité pour permettre aux différents ministères et organismes publics de communiquer et d’échanger des données de manière fluide et sécurisée, et enfin, un système d’aide à la prise de décision pour éclairer les politiques publiques. Cette architecture vise à briser définitivement les silos administratifs qui paralysent l’action publique. Pour alimenter ce système, des progrès significatifs ont été réalisés sur le plan des infrastructures, avec déjà 46 opérations de raccordement à la fibre optique à haut débit effectuées au profit de divers départements ministériels, prouvant que la transition du plan stratégique à l’exécution concrète est bel et bien enclenchée.

Un Cadre de Confiance pour un Écosystème Numérique Souverain

La consolidation de la dimension souveraine de la numérisation a été une priorité absolue. Pour cela, un dispositif national de sécurité des systèmes d’information a été créé, comprenant le Conseil national de la sécurité des systèmes d’information (CNSSI) et l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI). Parallèlement, un nouveau texte de loi a été promulgué pour fixer les règles relatives aux services de confiance pour les transactions électroniques et à l’identification électronique, établissant ainsi un environnement numérique sûr et fiable pour les citoyens et les entreprises. Afin de parachever la structuration de l’organe de pilotage, le Comité scientifique et technique du Haut-commissariat à la Numérisation a été installé, apportant une expertise technique de haut niveau pour orienter les politiques nationales. Ces efforts fondamentaux ont permis le lancement par plusieurs secteurs de plateformes numériques dédiées à l’amélioration des services publics, simplifiant ainsi concrètement les démarches administratives pour des millions d’Algériens.

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